Résidences secondaires à l’étranger: c’est le moment d’acheter!
Source: L’Hebdo, July 2011
Les taux de change favorables rendent l’acquisition d’une maison de vacances à l’étranger particulièrement avantageuse pour les Suisses. Petit tour d’horizon de l’état des marchés en Europe et aux Etats-Unis.
Acheter une villa en Toscane, une propriété dans le sud de la France ou, pourquoi pas, un pied-à-terre à New York ou en Floride? Le niveau particulièrement avantageux du franc vis-à-vis de l’euro et du dollar peut inciter certains Suisses à franchir le cap et à acquérir un logement de vacances en Europe ou aux Etats-Unis. Une décision qui demande un minimum de préparation mais qui peut s’avérer nettement plus intéressante qu’une acquisition sur sol helvétique.
«En comparaison avec la Suisse, un achat à l’étranger paraît actuellement plus attractif étant donné les risques accentués de surchauffe de l’immobilier résidentiel dans les régions touristiques, en particulier dans certaines communes huppées des cantons alpins comme Verbier, Gstaad ou Saint-Moritz», relève Maxime Botteron, spécialiste immobilier au Credit Suisse.
Où acheter? Dans ce contexte, vers quelle destination se tourner? Chaque marché dispose de ses caractéristiques propres. Il est conseillé de s’adresser directement à des courtiers locaux pour tout bien spécifique.
Le futur acheteur ne doit cependant pas s’attendre à trouver des résidences secondaires à un prix bradé: tout au plus, selon Maxime Botteron, à un prix meilleur marché en comparaison des années de boom dans les régions où la construction a largement dépassé la demande, comme sur la côte espagnole.
Les chutes observées suite à l’éclatement des bulles immobilières aux Etats-Unis, en Espagne et au Royaume-Uni ont avant tout affecté le marché résidentiel principal. Les marchés des résidences secondaires dans les régions les plus touristiques n’ont pas suivi la même correction, relève le spécialiste.
Dans l’ensemble, le marché paraît légèrement se renchérir en France (pays où l’immobilier a plutôt bien résisté à la crise), alors qu’il est en baisse en Irlande, aux Etats-Unis et en Espagne (à l’exception de lieux très courus comme Ibiza ou Majorque). Dans les quartiers prisés de Londres, les prix pour des résidences secondaires haut de gamme sont également orientés à la hausse.
La Grèce déconseillée. Dans les régions touristiques moins populaires, le prix pour des résidences standards pourrait encore baisser, notamment dans le segment moyen de gamme sur les marchés espagnol et londonien.
«En ce qui concerne la Grèce, en revanche, étant donné la mauvaise santé économique du pays, de nouveaux investissements immobiliers ne sont pas recommandés», relève Maxime Botteron. Les prix immobiliers grecs devraient toutefois rester bas pendant un certain temps encore. Ils ont baissé partout, même hors des deux principales villes du pays (Athènes et Thessalonique).
«Si l’acheteur désire avant tout une maison pour ses vacances ou pour y vivre et que l’aspect de rendement est secondaire, le timing est moins important et certaines opportunités peuvent se présenter», poursuit le spécialiste. Le futur acquéreur devra alors se montrer prêt à subir une éventuelle baisse de la valeur du bien.